© 2017 pour Quatuor Arpeggione

Hommage à Nicolas Risler,

décédé le 8 avril 2017 à 11h 30 à l’hôpital de Lariboisière  à Paris.

« La Musique est une loi morale. Elle donne une âme à nos cœurs, des ailes à la pensée, un essor à l’imagination. Elle est un charme à la tristesse, à la gaîté, à la vie, à toute chose. Elle est l’essence du temps et s’élève à tout ce qui est forme invisible mais cependant éblouissante et passionnément éternelle. » (Platon)

 

Très cher Nicolas, toi  l’artiste, le violoniste, le professeur, le poète, l’ami,

L’association « Les Amis d’Arpeggione » est l’un de tes enfants et tu l’as portée pendant près de 30 ans.

Elle est née en 1988 pour promouvoir le Quatuor Arpeggione.

L’ arpeggione, ancêtre du violoncelle mis au point par un luthier viennois. C’est en 1824 que Franz Schubert interpréta sa sonate pour arpeggione et piano, lui-même au piano.

La 1ère transcription pour violon/violoncelle fut créée en 1871.

 

Vibrant de tes passions et maître en astronomie, tu es à l’initiative des concerts Astromusik pour notre enchantement.

 « Quand le soir je contemple avec étonnement le ciel et l’armée des corps lumineux, appelés soleils ou terres, qui gravite éternellement dans son orbite, mon esprit s’élance vers ces étoiles éloignées par tant de milliers de lieues vers la source première d’ou naît tout ce qui fut créé et d’où naîtront éternellement de nouvelles créatures. » ( Beethoven)

Tu pourrais être l’auteur de cette citation :

« Lorsque tout va mal, que le doute, l'angoisse, le désespoir s'installent et que plane l'idée de la mort, du suicide, du néant, que reste-t-il encore pour nous raccrocher à la vie ? Peu de choses, bien peu de choses. Mais il existe parmi les très grands hommes, de rares exemples capables de redonner une foi, une envie, un émoi. Jean-Sébastien Bach est de ceux-là, pour avoir atteint le sublime, et touché le tréfonds de l'âme humaine. Jean-Sébastien Bach, c'est le génie, la sincérité dépouillée de tout artifice. C'est la transcendance, le firmament. C'est l'inconcevable, aussi. Son existence, un guide, a servi à tant d'autres, et à la mienne en premier lieu... qu'on voudrait le remercier d'avoir été, d'être venu au monde. Oui, quelle précieuse existence. " (Beethoven)

Nous applaudissons tes talents, ta générosité, ton travail et ton obstination de la recherche de l’excellence, encore et toujours pour l’éternité.

 

Enfants, naïfs, heureux, nous chantions ce canon en tierces, nous réjouissant de produire par nous-mêmes ses magistrales harmonies :

« Tout doit, sur terre, mourir un jour…

Mais la musique vivra toujours ! »

Et toi, Nicolas, dans ce bonheur qu’est la musique, toujours tu vivras pour nous… Et un jour, cher Nicolas, nous t’y rejoindrons.